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Forums des Guildes DlDdlT et des RMUN Forum commun des guildes : Debout les Damnés de la Terre & des Ruines des Mille et Une Nuits
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Robin I Ermites


Joined: 13 Jun 2009 Posts: 12
ID: 27,752 Nom de cité: Fabiénopolis  Ex-Province: 
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Posted: Sun 28 Jun - 14:28 Post subject: Les Manuscrits de Farbauti. |
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Les Manuscrits de Farbauti. 2eme livre dit le livre de Serlon*.
* Codex trouvé dans la lande de Lessay (Normandie).
Je suis Serlon, digne descendant du Héros à la Crâne de fer, celui dont la vaillance à triomphé du néant pour que puisse s’accomplir la gloire de notre lignée. Je suis Serlon, et mon créateur Fabien, le premier d’entre nous, m’a donné la Terre dite d’Occident, Gondwâna la façonnée, Oréa l’inonde de sa lumière et Panthalassée en borde les rivages de ses eaux nourricières. Cette terre est une verte province et je l’aime, elle est celle des hommes venus du nord, la Normannia est désormais ma Patrie et dussé-je en perdre la vie, je la défendrai comme le juste défendrait son épouse et ses enfants. Le Pays ou je règne maintenant en maitre, je l’ai arraché des mains de l’innommable, beaucoup sont morts et de nombreuses tribus furent privées de leurs glorieux guerriers durant les années de troubles qui ont suivies mon arrivée en Normannia. Venant du Septentrion par la mer et avec mes fidèles compagnons, enfants de notre grande Déesse, nous avons débarqués à l’embouchure du fleuve que les hommes de cette contrée désignaient sous le nom Sequana. Très vite la nouvelle s’était répandue dans les campagnes, des géants venus de l’autre côté de l’horizon venaient de poser les pieds près du lieu dit Caracotinum, et ils étaient si nombreux que leurs navires couvraient toute la surface de la mer. Les Patriarches des tribus étaient alors venus nous voir, et se mettant à genoux, ils implorèrent notre aide. La couleur clair de nos cheveux, nos peaux diaphanes et nos regards translucides leurs firent croire que nous étions issus du Panthéon de leurs dieux, ils ne connaissaient donc pas notre Histoire, ni eux, ni celui dont ils ne voulaient plus… Nous formions cinq groupes composés chacun de mille combattants et, comme les cinq sens permettent à l’homme de survivre, toutes les unités combinaient leurs talents afin d’aller plus loin encore dans notre quête. Les patriarches nous indiquèrent qu’il nous faudrait emprunter la Sequana pour nous rendre là ou nous attendait la mort ou la renommée. Cette phrase sibylline ne faisait qu’ajouter au mystère qui entourait la démarche de ces chefs de tribus venus à notre rencontre.
Les anciens nous proposèrent ensuite de camper aux abords de leurs cités puis de nous nourrir et nous demandèrent en retour de veiller sur leur sécurité durant la nuit. Ils nous montrèrent le cours d’eau, que le crépuscule avait teinté d’une couleur d’encre, et nous dirent que celui dont on ne doit pas prononcer le nom vivait en amont du fleuve. Ses descentes régulières dans les villages avaient causées la désolation et les hommes en âge de se battre avaient dû se cacher au plus profond des forêts afin de ne pas être massacrés par les nuées ardentes que formaient ses légions. J'avais obtenu de leurs part l’accord de me reconnaitre maitre des terres conquises par mes compagnons et moi, nous leur avons demandé de rappeler tous les hommes qui avaient fuis l’innommable pour qu’ils reviennent dans leurs villages afin de participer aux travaux de la terre et aux tâches collectives, puis nous avons sollicité l’envoie de messagers pour annoncer aux villages voisins que le temps de l’insurrection était venu et qu’il fallait d’ores et déjà se préparer à la guerre. _________________ THOR AÏE nobles gens et à très bientôt.
Robin I Seigneur de Fabiénopolis
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Robin I Ermites


Joined: 13 Jun 2009 Posts: 12
ID: 27,752 Nom de cité: Fabiénopolis  Ex-Province: 
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Posted: Sun 19 Jul - 16:55 Post subject: Les Manuscrits de Farbauti. |
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Sven « Le Parangon »
Parmi mes compagnons, il en était un qui était le plus brave d’entre les braves, mon bien aimé Sven que tous les Hommes du nord surnommaient « le Parangon ». Il excellait dans la stratégie militaire, il était à la fois maitre d’armes et cavalier émérite, sa jeunesse lui donnait un air d’enfant mais son corps était celui d’un guerrier fauve. Sven sortait à peine de l’enfance mais déjà son regard cristallin transperçait les âmes mieux qu’un javelot. Sa stature de géant et ses cheveux couleurs de feux faisaient de lui un homme redouté par ses ennemis, et à juste raison car, la déesse mère m’en soit témoin, ce jouvenceau avait la puissance d’un ours.
Nos sujets celtes avaient un système de communication efficace et du sommet des collines les relais se faisaient par le biais des messagers aboyeurs. Ils annonçaient la révolte alors que d’autres se déplaçaient de villages en villages pour transmettre la nouvelle. Dans tout le pays ou l’herbe est verte la fébrilité avait gagné les habitants, le grondement de la colère raisonnait, l’espoir suscité par la venue des hommes du nord laissait augurer des jours nouveaux, mais avant d’atteindre la lumière il leur faudrait passer par le plus profond des ténèbres.
Le anciens adoptèrent notre bannière et firent le serment de mourir en son nom. Elle représentait les deux chimères des hommes du nord, les lions à têtes de chats et aux pates d’ours.
Le premier contact avec nos ennemis eu lieu près de la Séquana, Sven et ses cavaliers patrouillaient le long du fleuve, ils formaient une unité de trente braves, c’est a la huitième heure que le jouvenceau aperçût un navire qui mouillait en amont de notre camp.
Il y avait là une centaine d’hommes, plus grands que nos sujets mais moins que les norrois, ils étaient cependant plus massifs que nous. Leurs cheveux étaient clairs et longs et ils les graissaient pour ne pas être gênés pendant le combat, c’est à ce signe que notre guide celte conclus que leur intentions étaient meurtrières. Ils attendaient la nuit pour débuter leur expédition sanglante et destructrice. Ce peuple venu du pays ou le ciel est gris se désigne sous le nom de Fraak, « les hommes courageux », les celtes les appellent les Francs. Ils sont cruels et solides aux combats, les Fraak pratiquaient la piraterie avant de se sédentarisés dans les marais au nord du grand fleuve qu’ils appellent le « Vater Rhein ». L’innommable, les a alors sorti de leurs marécages pour dévaster les riches terres de notre contrée et piller les villes et les hameaux la verte province.
Sven et ses cavaliers dominaient le paysage du sommet de leur observatoire, l’affrontement devenait inévitable, il fallait couper la progression des fantassins Fraak vers notre campement avancé. La décision était prise, la horde barbare irait rejoindre les enfers avant que l’astre de la nuit ne commence sa course dans le ciel. Le jeune fauve leva les bras vers les cieux et invoquât la déesse mère, il promit le Valhöll à ses cavaliers et lança la charge. Les puissantes montures norroises formaient une muraille de cuir et d’acier, des éclairs sortait du regard de Sven « le Parangon » et sa crinière de feu ressemblait aux feux des volcans, en vérité je vous le dit il avait tout d’un dieu.
Les Fraaks n’eurent que le temps de se mettent en formation, le choc fit craquer les os, les crânes de nos ennemis tombèrent comme une pluie de grêlons, « Le parangon » frappait de son épée, ses braves avaient enfoncé la phalange formé par les francs, les barbares poussaient des cris de rage et de douleur, ils partaient à l’assaut de nos cavaliers, mais Sven et ses guerriers manœuvraient et taillaient les lignes ennemis. Le combat dura jusqu’à la tombé du jour, la horde sauvage était anéantie, Sven et ses braves placèrent les corps dans le navire qui les avait conduit, déposa notre bannière au sommet du mat et le laissa dériver l’embarcation au fil du courant. Chacun compris que les hommes du nord pouvaient vaincre l’innommable, la nouvelle se propageât par delà nos frontières, les Fraaks pouvaient mourir et les norrois étaient des guerriers valeureux et indomptables. _________________ THOR AÏE nobles gens et à très bientôt.
Robin I Seigneur de Fabiénopolis
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Robin I Ermites


Joined: 13 Jun 2009 Posts: 12
ID: 27,752 Nom de cité: Fabiénopolis  Ex-Province: 
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Posted: Sat 10 Oct - 23:38 Post subject: Les Manuscrits de Farbauti. |
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Loukotikia
Aux attaques norroises répondaient les attaques franques, les représailles étaient de plus en plus violentes et la Normannia, la terre devenue celle des hommes du nord, n’était plus qu’un immense champ de combats où l’horizon laissait deviner l’œuvre de la mort en de lugubres colonnes de fumées. Moi Serlon je contrôlais le nord du pays, j’y avais délogé les dernières poches de résistance des troupes occupantes. Sven menait, de son côté, une traque impitoyable mais ses victoires appelaient des revers dans les contrées qu’il ne contrôlait que partiellement. En cette année de grande tristesse l’hiver était d’une rigueur féroce, le peuple mourrait de froid et de faim, seuls les plus vigoureux pouvaient quitter leurs villages et se rendre à Caracotinum pour y chercher nourriture et protection. La neige feutrait le son des maisons qui s’affalaient sous les feux incendiaires allumés par nos ennemis, les cris de souffrance et d’agonie résonnaient comme autant des complaintes incessantes, l’insurrection menait à la liberté mais cette quête conduisait ma jeune nation norroise à la misère et au malheur.
Les celtes, bien que fougueux et courageux étaient indisciplinés, les fraaks eux, étaient moins nombreux mais puissants, beaucoup mieux organisés et notre guerre s’enlisait. Les embuscades n’étaient que d’éphémères succès, il nous fallait frapper un grand coup, choisir le moment opportun pour anéantir une bonne fois pour toute la puissante armée franque, ramener la tête de l’innommable en trophée pour l’exhiber aux yeux de tous et nous affranchir de la présence de l’envahisseur.
Le centre politique de l’occupant se trouvait sur une ile en amont de la Sequanna et l’ensemble de ses troupes se massaient derrières ses puissantes murailles construites avec le bois des chênes millénaires qui peuplaient les forêts profondes de la Celtie. La capitale franque imposait sa masse inquiétante à des lieues à la ronde et sa vision suscitait l’effroi et la peur aux yeux des Parisis, les anciens maitres de cette terre. Loukotikia devait tomber afin de libérer la Normannia définitivement et de rendre aux Parisis les terres où, jadis, ils vivaient en harmonie avec les peuples voisins et où ils exerçaient un commerce florissant en exploitant ses richesses. Je décidais donc d’envoyer mes braves auprès des chefs de villages pour solliciter de leurs parts des moyens d'approvisionnement et le soutien d'un dispositif opérationnel militaire afin de faciliter l’infiltration et l’implantation des troupes, à la tête desquelles je me trouverai, dans les terres Parisis tenus par les fraaks. Dans le même temps Sven ré organisait notre flotte afin de remonter le fleuve pour mener, le jour dit, une attaque frontale sur l’imposante cité, tandis que ses comitès continueraient la guerre de harcèlements afin de ne pas éveiller les soupçons suscités par un changement de comportement de nos troupes. Parce que nous étions physiquement différents, les celtes enverraient des espions dans la capitale des fraaks et puisque les Parisis pouvaient y vendre leurs maigres ressources, ils seraient chargés de préparer et mener le soulèvement des habitants rebelles dans l’enceinte de la cité au moment du grand assaut.
Le printemps serait pour la Normannia une promesse de joie et l’émergence d’une grande nation… ou ne serait pas. _________________ THOR AÏE nobles gens et à très bientôt.
Robin I Seigneur de Fabiénopolis
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